Mon parcours 

De la terre des jardins à celle de l'atelier.

J'ai longtemps été jardinière à la Ville de Paris, où j'ai exercé le métier de cheffe jardinière. Passionnée de botanique et d'art des jardins, j'ai créé et composé des massifs floraux, dont plusieurs ont été primés.

À 53 ans, une maladie m'a obligée à interrompre cette vie professionnelle. C'est alors qu'un autre chemin s'est ouvert : celui de la sculpture.

J'ai d'abord travaillé la sculpture non figurative, puis d'après modèle vivant. Peu à peu, je me suis tournée vers la poterie et la céramique. J'y ai retrouvé quelque chose qui m'était familier : la terre, la matière, le geste et le plaisir de faire avec ses mains.

Lorsque mon four de potier est tombé en panne, j'ai découvert presque par hasard une autre matière : le papier mâché. Cette contrainte est devenue une nouvelle aventure et un nouveau territoire de création.

Aujourd'hui, dans le Morvan, je travaille entre argile et papier, toujours très proche du monde végétal. Je recherche des formes simples, parfois irrégulières, où restent visibles la main, la matière et les traces du temps.

La philosophie japonaise du wabi-sabi, qui accueille l'imperfection, la simplicité et le caractère éphémère des choses, accompagne naturellement mon travail.